Insuffisances rénales chez le cheval - 1 texte

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On distingue deux types d’insuffisance rénale chez le cheval : une insuffisance rénale aigüe (IRA) qui apparaît rapidement, et une insuffisance rénale chronique (IRC) qui s’installe progressivement.
Une insuffisance rénale est une incapacité du rein à exercer ses fonctions. De nombreuses origines peuvent être en cause. Concernant l’IRA, le problème peut être une diminution de la quantité d’urine formée suite à une baisse du débit sanguin rénal (IRA pré-rénale), un dysfonctionnement des néphrons empêchant la formation d’urine (IRA rénale) ou encore un obstacle empêchant une émission correcte des urines (IRA post-rénale).
Dans certains cas où l’IRA passe inaperçue et n’est pas traitée, une évolution en IRC se produit. Dès lors, le nombre de néphrons fonctionnels va progressivement diminuer jusqu’à l’apparition des symptômes lorsque plus des 2/3 des reins sont lésés. Le pronostic est alors mauvais et seule une amélioration du confort du cheval est à mettre en place.
C’est pourquoi, lorsque des symptômes d’IRA apparaissent, il est important de mettre en place un traitement le plus rapidement possible afin de limiter les lésions rénales.

Quel est le mécanisme ?
L’unité fonctionnelle du rein est appelée néphron. Ils permettent la filtration du sang pour en éliminer les toxines et déchets en les transformant en urine. Lorsque les néphrons ne sont plus fonctionnels, ils ne sont pas remplacés. Les lésions rénales sont alors irréversibles. Ainsi, la filtration du sang devient de moins en moins efficace car plus la quantité de néphrons diminue, moins la filtration sera bonne.
Lors d’une insuffisance rénale chronique (IRC), une accumulation de toxines dans le sang va forcer le cheval à boire afin de diluer cette trop forte concentration de toxines.
Une PUPD (Polyuro-polydypsie) va alors se mettre en place, cela signifie que le cheval va augmenter sa prise d’eau parallèlement à une augmentation de la fréquence d’émission de ses urines. De plus, les lésions rénales peuvent conduire au passage de sang dans les urines aboutissant à une hématurie. Enfin, l’accumulation de toxines dans l’organisme va, à terme,
affaiblir le cheval. Son état corporel va ainsi progressivement se dégrader, le cheval aura un appétit capricieux et va, de ce fait, perdre du poids.
Les causes de l’insuffisance rénale chez le cheval
L’insuffisance rénale aigüe (IRA)
Une IRA peut avoir trois origines distinctes en fonction de leur localisation : en amont du rein, au niveau du rein lui-même ou en aval du rein. Chez le cheval, l’IRA pré-rénale et rénale sont les deux origines les plus fréquentes. Ainsi, on distingue les causes suivantes :
1) Baisse du débit sanguin rénal du cheval (ou IRA pré-rénale) :
Ici, le problème se situe avant la filtration du sang par le rein, ce dernier n’est donc pas primairement touché. La quantité de sang qui parvient jusqu’aux reins est insuffisante provoquant ainsi un dysfonctionnement rénal.
• Une perte de liquide par déshydratation ou hémorragie : la perte de liquide dans les vaisseaux va engendrer une baisse du débit sanguin arrivant jusqu’aux reins, responsable de lésions.
• Une insuffisance cardiaque : le coeur ne fonctionne pas correctement et n’envoie pas suffisamment de sang jusqu’aux reins.
2) Néphrite ou inflammation du rein (IRA rénale) :
Dans ce cas, c’est le rein qui est directement atteint par :
• Certains agents pathogènes (leptospires, leishmanies ou encore piroplasmes)
• Des maladies immunitaires (les cellules de l’immunité vont s’attaquer aux cellules rénales en ne les reconnaissant pas : rare chez le cheval)
• Des médicaments et notamment certains AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) ou antibiotiques
• Ou encore l’ingestion de toxiques (plantes toxiques par exemple)
3) Un problème d’écoulement de l’urine (IRA post-rénale) :
Ici le problème se situe en aval des reins sur la trajectoire de l’urine, empêchant ainsi son écoulement. C’est assez rare chez le cheval d’avoir un blocage complet de l’écoulement des urines.
• Un obstacle au passage de l’urine : des calculs vésicaux ou une tumeur
• Une déchirure des uretères ou de la vessie entraînant son déversement dans la cavité abdominale
L’insuffisance rénale chronique (IRC)
Comme nous l’avons vu précédemment, les symptômes apparaissent lorsque plus des 2/3 des reins sont lésés. Par ailleurs, cette pathologie concerne plus particulièrement les chevaux âgés lorsque les organes sont moins fonctionnels. Il existe 2 types de lésions d’IRC :
Origine congénitale :
Certaines races prédisposées aux problèmes rénaux.
Ainsi, au fil du temps, les reins vont progressivement s’épuiser et devenir de moins en moins fonctionnels.
Origine acquise (suite à une maladie, infection, tumeur …) :
Certaines causes d’IRA peuvent se manifester sans symptômes apparents et ainsi évoluer en IRC si le cheval n’est pas traité (majoritairement les IRA pré-rénales et rénales). Chez le cheval, les lésions rénales d’origine acquise prédominent. Une des causes qui évolue en IRC est la maladie auto-immune. Les cellules immunitaires vont progressivement détruire les cellules rénales et rendre le rein défecteux.

Les traitements possibles pour l’insuffisance rénale chez le cheval
Une insuffisance rénale est suspectée lors de l’examen clinique.
• Pour confirmer ce diagnostic, des analyses sanguines et urinaires seront effectuées et peuvent être complétées par une échographie des reins.
Ainsi, dans le cas d’une IRA, les urines seront très concentrées avec une présence de protéines. Le traitement va dépendre de l’origine de l’insuffisance rénale.
De plus, une réhydratation du cheval à l’aide de perfusions est dans tous les cas nécessaire afin d’assurer à nouveau un bon fonctionnement du rein et de limiter les lésions.
Un diurétique pourra éventuellement être administré pour faciliter la filtration rénale.
Le traitement de l’IRA le plus précoce possible est nécessaire afin d’éviter son évolution en IRC et noircir le pronostic. Dans le cas d’une IRC, congénitale ou acquise, le pronostic est généralement mauvais car les reins sont très atteints et de manière irréversible. Un diurétique doux sera à administrer jusqu’à la fin de la vie du cheval afin d’améliorer son confort.

AR16-5811 a été choisi pour la rédaction de ce texte.

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